La Générosité

 

Kwé

 

La Générosité.


En effet, l'accumulation de biens pour son propre profit était aussi déshonorante

que le fait d'être incapable d'acquérir des richesses était pitoyable. La notion de

propriété n'avait d'importance que parce qu'elle permettait de donner.


La règle voulait qu'on ne refuse pas un cadeau offert et qu'on en fasse un en

retour même s'il devait s'agir d'un présent modeste.


Les Sioux se faisaient donc un devoir d'offrir. Les jeunes apportaient de la nou-

rriture aux anciens, les chasseurs partageaient avec les infirmes, les hommes

offraient des cadeaux aux orphelins...


La générosité, ériguée en vertu principale, permettait aux individus de compren-

dre l'abondance. On ne connaissait pas le principe de l'héritage, c'était durant sa

vie que l'on distribuait des biens matériels.


La redistribution des richesses participait à une norme économique égalitaire au

sein de la tribu. Ainsi, les indigents n'étaient pas des fardeaux pour la société

mais un vecteur nécessaire pour ceux qui voulaient acquérir un rang social par

le moyen du don.

Le don pouvait être informel, mais donnait également lieu à des cérémonies.


Cette cérémonie reposait sur un concept de confiance réciproque et, de plus,

était partie intégrante du système économique des Sioux.


Donner impliquait de recevoir et la seule équivalence admise était celle de

l'intention et non de la valeur marchante.


De plus, celui qui voulait être considéré devait donner beaucoup, donc pro-

duire beaucoup, donc chasser et avoir dans son cercle familial d'habiles

artisans.


Plus il donnait, plus il était un personnage digne d'intérêt et susceptible

d'accéder, s'il en était capable, à de hautes fonctions.


La cérémonie consistait donc, à l'occasion d'un événement familial mar-

quant, à donner TOUT ce que l'on possédait aux autres membres de la

tribu, sachant que l'on recevrait une contrepartie permettant de ne pas

être dans le dénuement ! Bel exemple de confiance et de cohésion

d'une société.


L'individu n'existait que par sa valeur personnelle et prouvait dans cette

circonstance qu'il était au-dessus des contingences matérielles et qu'il

faisait partie intégrante du groupe.


Paix et harmonie à tous...


Bad Feet Walking

Loup Blanc



2 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (2)

1. cuvellier (site web) 17/06/2012

tout est manifique j'adore je ne regrette pas d'avoir trouver ce site
merci

2. LOLO.CV 24/04/2012

Kwé mon ami
Toujours aussi magnifique tes textes et illustrations.

Ajouter un commentaire