Maladie et Mort 3

 

Kwé

 

La Maladie et La Mort 3

 

- Le pouvoir n'est jamais stable. Il est comme le parfum qui embaume le corps, se mêle intimement à la respiration, avant

de disparaître en se volatilisant.

 

- Ceux qui dansent au moins une fois par semaine encouragent leurs alliés à rester avec eux. La danse du corps rassemble

les forces de la grande nature et reconstruit l'ancienne harmonie.

 

- Si tu ne veux pas perdre ton allié, apprends à te réveiller doucement le matin, sans brutalité. Le choc ou la frayeur

dérèglent la vision et chassent les esprits protecteurs.

 

- Sache qu'on ne transmet jamais directement le pouvoir à une personne malade, mais à son esprit gardien.

 

- L'oiseau qui veut guérir s'offre aux rayons du soleil, recherche la lumière, la puissance qui donne et renouvelle la vie.

Ne prends pas refuge dans l'obscurité comme si tu cherchais à mourir. Expose-toi au feu de l'Esprit, qui renforcera

ton âme, ranimera ta vitalité perdue. Le mystérieux esprit qui se tient en toi est capable de bien des prodiges.

Il a le pouvoir de ramener le printemps au milieu de l'hiver, c'est lui qui gouverne les saisons de l'âme.

 

- Ne crains pas la mort, son apparence terrifiante, définitive, conséquence de la peur de l'homme et de son anxiété face

au mystère de la disparition. Les sages ont approché ces autres paysages, derrière le jeu des apparences.

Ils ont plongé à l'intérieur du Fleuve. Ils savent qu'il n'y a pas mort, mais changement de monde.

 

- La mort est une métamorphose, comme l'enseigne le changement des saisons, le retour du soleil après les neiges de l'hiver.

Tu dois préparer ton esprit à la métamorphose, tel l'aiglon des montagnes qui abandonne le nid, bascule dans le vide sans

comprendre, poussé par les forces puissantes de Vie, déploie ses ailes et devient un aigle.

 

- La mort ne quitte pas le cycle de la grande nature. Considère-la comme un éternel retour.

 

- N'oublie pas que les cendres de tes ancêtres sont sacrées et que l'emplacement où ils reposent est une terre sanctifiée.

 

- L'absence est une très mauvaise façon de voir. Là où il n'y a rien pour l'oeil de l'homme, rien que ses mains puissent saisir,

des mondes subtils fourmillent, aussi nombreux que les étoiles du ciel. Retrouve les yeux de l'âme, et tu verras l'envers du

monde, sa face cachée que les hommes nomment la mort.

 

- Pour mourir, le guerrier revêt sa parure de guerre, appelle à lui ses alliés, ses esprits protecteurs, puis se met à danser

dans la lumière du soleil. La mort devient une fête, une célébration, le chant de victoire du retour.

 

- Tout l'univers subit la loi du changement, de la métamorphose. Rien n'est jamais exclu du Grand Jeu tournoyant, mis

définitivement en exil. Les choses naissent, grandissent, disparaissent et reviennent, avec le même mouvement

infini d'amour.

Rien n'est jamais brisé, séparé. Les choses se parlent éternellement, sans tenir compte du temps et de l'espace.

 

- Les funérailles ne sont pas une fête funèbre, désespérante. Elles servent à accompagner le voyage du défunt et à

préparer son retour.

 

- Le défunt accomplit une mue spirituelle, comme le serpent du désert qui abandonne sa peau ancienne, morte et

desséchée, et qui retrouve un corps nouveau.

 

Bad Feet Walking

 

Loup Blanc 

 

   

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