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Kwé La Sérénité 2 - L'amour n'a ni passé ni futur. Il se réalise dans l'instant, avec sa beauté immédiate, comme la flamme. C'est ainsi qu'il renforce et sanctifie la Création tout entière. Apprends à vivre l'instant, alors ta peur disparaîtra et l'instant deviendra éternel. Il n'y a pas d'autre éternité. - Il ne sert à rien de te fuir toi-même, en choisissant la vie désordonnée et bruyante du monde moderne. Ta douleur te cherche, comme le loup poursuit sa proie. Attends-la fermement, au centre de toi-même, entoure-toi de pensées rayonnantes, amuse-toi du monde comme l'enfant, et ta douleur fondra aussitôt comme neige au soleil. - Le calme intérieur est un espace très réel, un rocher solide que n'affectent ni les rumeurs du monde ni l'agitation des hommes. Il est le centre autour duquel l'univers se déplace, l'origine et la fin de toutes choses. Le sage ne vient pas y abriter sa vie, en s'isolant du monde. Il s'y tient déployé, en état d'éveil, lucide et immobile, comme dans l'oeil du cyclone. - L'enfance est d'abord un état d'âme qui t'attend, à chaque moment de la vie, sur le seuil de l'étonnement, avec les odeurs d'automne, l'arôme des sentiers, la beauté des couchers de soleil. Cet état d'âme guette un signe de toi, un rêve, un désir, pour tout recommencer. - La jeunesse passe, comme un soupir, mais l'esprit d'enfance ne saurait disparaître. Cet esprit est la fête perdue, la source d'eau vive enfouie dans la mémoire. - Si tu souhaites atteindre la paix de l'âme, ne sois pas comme ce cheval fou, hennissant, bondissant, qui cherche à s'échapper dans toutes les directions, piétine, hésite, revient sur lui-même. Ecoute plutôt la voix de la terre, les sources bruissantes, le chant des saisons, et tu connaîtras la paix du coeur. L'esprit de l'homme n'est jamais fixe, définitif. Il est fluide, malléable, immatériel. Il devient ce qu'il contemple. - Si tu veux vivre un état de bonheur permanent, libère-toi des habitudes qui enchaînent et alourdissent l'esprit. Laisse-toi surprendre par la beauté du monde. Sois prêt à chaque instant pour de nouveaux soleils, de nouveaux désirs, de nouveaux mondes. Alors le Grand Esprit te bénira et se réjouira à travers toi. - Prends exemple sur la nature, même blessée et dévastée par l'homme. Elle est le coeur de ton propre coeur. - Les yeux fermés, retrouve le ciel à l'intérieur de toi-même, et laisse tes pensées devenir des oiseaux. N'essaie pas de les saisir, comme tu le fais habituellement. Laisse-les flotter, voler, tournoyer, sans intention, sans signification particulière. Elles ne sont plus porteuses d'un drame, d'une obsession ou d'une réflexion qui les rendent lourdes, pesantes. Elles tournent en toi, légères comme de la fumée d'or, heureuses d'être au monde. - Le bonheur n'est pas une formule vaine, illusoire, inventée par les hommes. Il est solide comme le rocher, l'écorce de l'arbre ou la dent de l'ours. On peut lui faire confiance pour détruire la douleur et dissiper les nuages de l'inquiétude. Il emporte tout sur son passage, les maladies et les mauvais rêves, qu'il remplace par le grand fleuve de la joie. Apprends à lui faire confiance, comme à un ami lointain dont tu attends la visite. - La paix n'arrive jamais par surprise. Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent. - La vérité est toujours bonne à dire. N'aie pas peur de choquer, de provoquer, si ta parole vient de l'intérieur de toi-même, sans contrainte. - N'attache aucune importance aux formes extérieures du monde, considère-les comme un jeu, une danse légère. Elles sont les masques dont se revêtent les esprits pour nous effrayer ou nous séduire. - Sois attentif au silence, protège-le car il contient tous les rêves des hommes. - L'esprit devenu léger, qui vole avec l'aigle, glisse avec le vent, chante avec les sources, connaît le bonheur profond du monde. Il se déplace comme l'animal, brille comme l'étoile, sans se poser de questions. Il célèbre le mystère de la vie, dans ses actes, ses pensées, ses désirs. Il ne succombe pas à la pesanteur, à la rigidité qui tourmente l'esprit. Comme l'enfant qui ouvre les yeux pour la première fois, il contemple la beauté de la vie, sa splendeur incomparable, son mystère. Il ne juge pas, ne mesure pas, n'analyse pas. Il est au coeur de lui-même, tel le chef de guerre sur son trône, et il salue le lever du soleil. - Apprends le détachement, si tu veux te vaincre toi-même. Chaque matin, ouvre ta fenêtre, remplis-toi de lumière et affirme avec un sentiment de joie profonde : " Aujourd'hui est une belle journée pour mourir. " - En t'observant toi-même, tu finis par éclairer tes propres contradictions. Les réflexes de défense disparaissent, et tu peux t'approcher des autres avec ta vulnérabilité, ta fragilité et ta force, comme le danseur du soleil, avec la seule flamme de ton amour. - Sur la berge du fleuve infini, les hommes se rassemblent avec des danses et des cris. Ils bâtissent des maisons avec du sable, se tiennent effrayés entre la terre et l'eau, entre le jour et la nuit, entre la vie et la mort. Supprime cette façon de penser. Elle n'entraîne que douleur et incertitude. Descends dans le fleuve, remonte vers ta source, si tu veux éclairer ton avenir. - D'où vient le sourire qui brille sur les lèvres du jeune enfant quand il dort ? Enveloppe-toi de silence, d'amour et de tendresse en contemplant le sommeil de l'enfant, et le secret de la joie te sera donné, derrière les larmes. - Quand les guerriers rentrent d'une bataille, ils cachent leur puissance à l'intérieur d'eux-mêmes, ils la replient comme des ailes. Ils se débarrassent de leurs armes. Apprends à te détacher de tes propres actes. Agis librement, puis reviens à toi-même les mains vides, et la paix te sera donnée. Bad Feet Walking
Loup Blanc |
Commentaires (1)
1. Isabelle 20/05/2009
Bonjour Loup Blanc
Je reste sans voix devant ce texte magnifique qui decrit vraiment ce en quoi j'ai foie...BRAVO,ton site est vraiment tres beau,c'est un plaisir pour les yeux,les oreilles,et le coeur...MERCI